Fast Fashion

Plusieurs personnes habillées à la mode portent des sacs en papier après avoir acheté des vêtements

La fast fashion : un fléau pour l’environnement

La fast-fashion produit de plus en plus de vêtements, toujours à un prix moins couteux. L’impact écologique est inquiétant et il ne se passe plus une journée sans que l’industrie du textile fasse son scandale : les ouvriers sous payés ou pas payés du tout, des toxiques cachés dans les vêtements, une surproduction symbole d’un gaspillage à outrance. En un mot l’industrie du textile n’a pas bonne figure.

La fast fashion a un impact brutal sur la planète. Aujourd’hui, il est considéré comme le deuxième industrie la plus polluant. Pourquoi est-ce comme ça? L’une des principales causes, mais pas la seule, sont les matières premières utilisées.
Le coton est la matière naturelle qui règne dans nos vêtements, bien devant le lin ou le chanvre, qui sont de bien meilleures alternatives.

Boule de coton dans la plant
Plant de coton

99% du coton cultivé est transgénique. la culture de coton oublie l’énorme variété de variétés et graines que nos ancêtres cultivaient. Ils existent des cotons très variés dans ces textures et couleurs naturelles. La culture de coton représente le 2,6% de l’empreinte hydrique mondiale, raison pour laquelle, après le maïs, c’est la culture la plus polluante de la planète. En outre, comme il n’est pas un aliment, les lois sont beaucoup plus permissives en termes de pesticides. Mais ces pesticides finissent par traverser la peau et, surtout ils sont dangereux pour les personnes qui travaillent dans les cultures.
Les matières synthétiques tels que le polyester ou les fibres acryliques fabriqués à partir du pétrole. Leur fabrication nécessite donc une énergie gigantesque, qui émet évidemment des tonnes de CO2 dans l’atmosphère. En plus, la fast fashion, en cherchant à réduire le coût de fabrication pour avoir un plus large marge bénéficiaire, utilisez de plus en plus ces types des matières dans la chaine.

Vous devez également penser au transport, car la plupart des vêtements sont fabriqués en Asie. Et tout cela se traduit par des milliers de navires immenses naviguant sur les océans. Il serait super si ces bateaux étaient des voiliers, mais ils ne le sont pas. N’avons-nous pas la capacité de fabriquer nos propres culottes ici?

Une surproduction organisée par les grandes marques

Imagen avec la question Who made my clothes? manuscrite avec de la peinture noire
Il faut se demander qui fabrique nos vêtements.

Las grandes enseignes de la mode bon marché renouvellent leurs collections plusieurs fois par saison. Le catalogue change environ deux fois par mois. Les consommateurs insouciants des problèmes que cela produit de l’autre côté de la planète, s’efforcent de suivre les règles de la mode. Les grandes chaînes changent la collection tous les mois: un vêtement cool il y a trois mois ne l’est plus aujourd’hui. Et des milliers de kilomètres plus loin, il y a une personne, probablement une femme mal payée, qui passe d’innombrables heures à se pencher sur une machine à coudre, regardant les coutures passer à une vitesse vertigineuse sous les mouvements infatigables de l’ aiguille. La couture doit être parfaitement droite et à 4 mm du bord. Ce n’est pas facile à la vitesse à laquelle elle doit travailler pour ne pas perdre son poste.

Cette surproduction entraine trop de pollution et de déchets textiles.

Achetez et jetez. Re-acheter et continuez à jeter. On paie un pantalon pour le mettre une seule fois, puis l’oublier dans un placard sous une tour de vêtements. Tout ce textile a eu un coût énorme pour le planète. Cependant, les grandes chaînes le vendent comme quelque chose de jetable. En même temps, avec leur publicité,  elles nous reprochent ne pas être aussi beaux et minces comme ces mannequins bénis, parfois languissants, des magazines de mode. Ne vous inquiétez pas! C’est très facile de se débarrasser de la culpabilité, il faut continuer à acheter et à jeter pour obtenir le bonheur promis

En Europe, ce sont près de 6 millions de tonnes de déchets textiles qui sont produit chaque année. Seul 0,1 % sont recyclés. En moyenne, les Européens consomment 4 fois plus de textile que dans les années 1980 et mettent directement aux poubelles 30 kilos de vêtements chaque année. Un désastre pour l’environnement qui s’amplifie toujours un peu plus.

Comment et où recycler mes vêtements?

La toxicité des vêtements

La toxicité des vêtements à un double impact. Elle est nocive pour l’écologie et pour l’organisme. On vous dit sur ces substances qui se trouvent dans vos textiles.

Ethoxylates de nonylphénol

L éthoxylate de nonyphénol, un polyester micro plastique est d’une sévère toxicité et sa dégradation biologique est lente. D’un point de vue médical, il est avéré qu’il perturbe le système endocrinien et diminue la fertilité. Selon une étude réalisée par Greepeace en 20012, 64 % des vêtements sont composées avec des nonylphénols.

Formaldéhyde

Le formaldéhyde est un gaz toxique pour la santé. Mais ces vertus sont appréciées par l’industrie de la fast fashion car il permet aux textiles d’être plus résistants et infroissables. Ce gaz volatil est cancérigène et provoque diverses pathologies comme de l’eczéma, des allergies et des irritations des yeux.

Le diméthylfumarate

Ce nom barbare plus facile a prononcé avec son abréviation DMF est fabriqué par l’industrie de la chimie. Tout le monde a déjà retrouvé dans ses vêtements cette substance formée de petits cristaux blancs. Les sachets sont parfois placés dans les chaussures.
Le DMF provoque démangeaisons, dermatose de contact et irritation.

Les bonnes raisons d’acheter des vêtements bio

Face à ce constat alarmant, une bonne attitude est de consommer malin en achetant un vêtement bio qui respecte votre peau. Les jeunes générations plus sensibilisées que leurs ainés au problème écologique change la mode. Le vêtement bio et équitable devient tendance d’une part car il est souvent de meilleure qualité et surtout parce qu’il est sans danger pour la santé.
Les grandes enseignes encore une fois suivent le mouvement des nouveaux consommateurs. Le recyclage Zara ou encore le recyclage H&M font désormais office d’argument de vente.
Les collections de vêtement bio pour homme, femme et enfant pourraient un beau jour remplacer les vêtements industriels, chimiques et mauvais pour un tas de bonnes raisons.