Vers le zéro déchet

Pot en verre avec pâtes

Il y a un peu plus d’un an et demi, j’ai décidé de réduire les déchets ménagers. La vérité est que pendant longtemps avant, je faisait déjà des choses un peu « zéro déchet ». Sans avoir lu aucun livre zéro déchet ou avoir entendu parler du mouvement.

Ces choses étaient:

Avant de devenir Zéro Déchet

  1. Ressentir de la frayeur avec les hyper-emballages hyper-polluants et hyper inutiles de produits alimentaires.
  2. Ne pas acheter jamais de nourriture emballée dans des barquettes en plastique.
  3. Ne pas acheter des produits dans des récipients individuels ou trop petits
  4. Utiliser du vinaigre et du bicarbonate dans le ménage
  5. Arrêter les crèmes hydratants au profit de l’huile d’argan. Un flacon de 100 ml peut durer des années et ma peau a cessé d’être dépendante de l’hydratation externe. Je veux dire que si un jour ou deux je ne mets pas d’huile ou quoi que ce soit, ma peau n’est pas tendue ni stressée. Elle se sent bien avec rien. Seulement avec son équilibre naturel.
  6. Et aussi, je cuisinais. Et je le fais encore.
  7. Bien sure, faire attention au recyclage de déchets
  8. Et, le plus important de toutes ces choses ‘proto’ zéro déchetj’avais une haine acharnée pour les capsules de café.

Alors ma fille est née. Je dois avouer que nous n’avions eu assez du courage pour les couches lavables. Mais à cette époque, nous n’étions même pas dans le zéro déchet. Nous avons opté pour des couches écologiques jetables.

Quelques mois après on a décidé de quitter la grande ville et, dans notre nouvelle vie à la campagne, nous avons commencé à composter les déchets organiques, ce qui a considérablement réduit nos déchets.

recycler, réduire, réutiliser
Zéro déchet: recycler, réduire, réutiliser

Acheter des produits en vrac

Quand un magasin au vrac a été ouvert dans la ville, près de chez moi, je suis allé voir ce qui était là, plein de curiosité et de joie. C’est alors que j’ai connu le mouvement zéro déchet et j’ai découvert qu’il y avait des gens qui vivaient avec l’objectif zéro déchet. Mes héros ! J’ai lu le livre de Béa Johnson et j’ai décidé que j’essaierais aussi d’être zéro déchet et de réduire mon empreinte carbone. La mienne et de ma petite famille

J’ai donc commencé à acheter des produits en vrac et à apporter mes propres boîtes à la boucherie, à la poissonnerie, à la fromagerie et à cuisiner un peu plus que ce que je faisais déjà.

J’ai continué très engagée avec mon objectif zéro déchet, mais avec le manque de motivation des commerçants pour arrêter d’utiliser leurs papiers dans sa balance, lorsque je faisais mes cours, la nostalgie de mon mec pour certains produits de supermarché… Je me suis rendu compte qu’avoir un objectif zéro déchet n’était pas trop réaliste pour moi. J’aurais pu le faire quand je vivais toute seule dans un petit appartement. J’aurais pu arriver au 31 décembre avec un tout petit bocal en verre contenant tous mes déchets de l’année et publier une photo sur Instagram. Mais je me suis dit, en guise de consolation, ils existent beaucoup de façons de réduire l’empreinte carbone au-delà d’acheter qu’en vrac, utilisant des brosses de bambou ou de shampooing solides.

Je pense aussi qu’avoir beaucoup de sacs en coton (organique ou non), super mignons, avec de beaux motifs, a plus d’empreinte carbone que d’utiliser des sacs en papier biodégradable, et de les utiliser deux ou trois fois. Le coton et les teintures sont chers pour la planète. L’idéal serait de coudre vos sacs avec de vieux draps.

En revenant au problème des marchands, l’idéal serait d’apporter des beewraps (des tissus imperméables à base de cire d’abeille) pour envelopper les fromages, les saucisses ou les sardines (que les végans me pardonnent). Ainsi, ils pourraient peser la nourriture un par un, sans tarer la balance et ne pas la salir, que semblent être ses principaux problèmes.

Produits fait maison

J’ai aussi fait des yaourts maison. Et j’ai aussi essayé de faire du savon maison. Eh bien, c’est maintenant que les choses commencent à devenir moches. Je sais qu’il y a des milliers de recettes pour faire du savon, du savon à vaisselle, du savon pour le linge, du savon pour le sol, pour les murs, pour les chaussures, les lunettes, les chats … Mais… Quand je vois ces vidéos ou on manipule avec bonheur les cristaux de soude, à l’intérieur de la maison, sans masque ni fenêtres ouvertes, je me dis que quoi qu’il en soit ils en sont pas très sérieux.

Finalement, et après quelques tentatives dans lesquelles mon nez et ma gorge me démangeaient bizarrement, je me suis rendue compte que la meilleure option pour moi était d’en acheter dans de sac en papier. C’est un savon concentré et écologique qui dure plusieurs mois, en plus le contenant est compostable. Peut-être qu’un jour je réessayerai, je sais que beaucoup de monde l’en fait, et c’est très facile, et je sais aussi que les cristaux de soude ne sont pas indispensable.

Mais il y a quelque chose qui me dérange quand je lis quelques forums zéro déchet … Je ne sais pas comment le dire, mais je pense que les gens font beaucoup de choses maison dont je ne croit pas que cela réduit son empreinte carbone. Ce que je vois est que on veut avoir toutes les choses incroyables offertes par la société de consommation: yaourt pistache, lave-vaisselle pin-parfumé, etc… mais fait maison.  C’est fou de vouloir faire à la maison tout ce qu’un supermarché nous offre, comme les petits suisses de fraises et le lait d’avoine. Eh bien, j’ai fabriqué des laits végétaux quand ma fille prenait encore de biberon, je lui ai donné quelques biberon de lait d’avoine par semaine réduire la consommation de produits animaux.

Cycles féminins, avec la lune et les SHL

Une des choses fondamentales qui m’ont aidé dans mon chemin vers le zéro déchet était le passage aux serviettes hygiéniques lavables, elles sont aussi connues sous les acronymes SHL. J’ai plusieurs copines qui sont très contentes avec sa coupe mais j’en ai d’autres qu’en l’aiment pas de tout. J’ai préféré commencer par les serviettes hygiéniques zéro déchet. Il y a des marques qui ont des serviettes hygiéniques en coton bio, et fabriquées en France. Lorsque j’ai commencé à utiliser SHL je me suis sentie un peu moins coupable de ne pas avoir mis de couches lavables avec ma fille. En tout cas, je lui ai acheté une paire de couches lavables, qu’on a très peu utilisée et que j’ai fini par donner à Emmaüs. Dommage, parce que pendant le temps qu’on l’a mis des couches jetables, bien qu’elles soient écologiques, nous avons produit beaucoup de déchets qui auraient pu être évités!

Pour la menstruation zéro déchet, il y a aussi la technique (je ne sais pas si le mot technique est le bon mot) de le flux instinctif libre, ou free flow instinct. Quand vous savez que le flux va sortir, vous allez à la salle de bain comme si vous alliez faire pipi. Et d’une manière ou d’une autre, vous apprenez à contrôler ce flux pour le libérer quand vous le voulez. Dans ce cas, je ne sais pas si ‘appeler free flow est correct ou pas.

Cette histoire d’utiliser des serviettes hygiéniques en tissu on fait penser à vos grand-mères, arrière-grands-mères et à toute la chaîne de femmes qui ont vécu avant vous. Une chaîne dont vous faites partie aussi. Et vous demandez comment elles ont fait ? D’après ce que j’ai lu sur Internet, le sang circulait librement dans les jambes, bien qu’il y avait aussi les « chiffons » qui n’avaient rien à voir avec les SHL d’aujourd’hui. Ces tissus n’avaient pas ni couche absorbante ni couche imperméable. Il s’agirait simplement d’un vieux tissu plié plusieurs fois, d’une toile de coton, de lin ou même de laine.

 

La conclusion est que, avec ce zéro déchet, moins vous compliquez votre vie, mieux c’est.